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Cyprès de Provence
Texte de Véronique Mure
Embranchement : Gymnospermes
Famille : Cupressaceae
Nom latin : Cupressus sempervirens
Nom français : Cyprès de Provence, cyprès toujours vert
D'où vient-il ?
Qu'est-ce qui le caractérise ?
L’espèce est monoïque : les organes mâles et femelles coexistent sur un même individu. Comme chez toutes les Gymnospermes, il n’y a ni fleurs ni fruits au sens strict. La reproduction s’effectue à partir des cônes :
- les cônes mâles produisent un pollen abondant, dispersé par le vent au printemps,
- les cônes femelles (les galbules) portent les ovules et deviennent ligneux en mûrissant.
Cette pollinisation anémophile se manifeste par les « pluies de soufre » caractéristiques, nuages de pollen jaune qui marquent fortement la saison.
Qu'est-ce qui le caractérise ?
Le cyprès est à la fois un arbre utile et un arbre de symbole.
Dans les quartiers de la garrigue habitée nîmoise, comme dans toute la Provence, il marque souvent l’entrée des propriétés : deux ou trois cyprès annoncent traditionnellement le gîte, le couvert et l’hospitalité. Il est ainsi arbre signal.
Dans les paysages méditerranéens, il a joué un rôle fonctionnel important. Planté en haies ou en alignements, il a servi de brise-vent, protégé les cultures et structuré l’espace agricole.
Ainsi, le cyprès n’est pas seulement un arbre adapté au climat méditerranéen, il est une présence. Une verticale dans le paysage, un lien entre usages, mémoire et regard.
Un cyprès de Provence est visible au 41 rue Rouget de Lisle.
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Un cyprès de Provence est visible au 56 bis rue Vincent Faïta.
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Le cyprès d’Arizona
Cupressus arizonica
Originaire des zones arides du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique, le cyprès d’Arizona est un proche parent du cyprès de Provence, dont il partage la silhouette élancée et le feuillage persistant.
Il s’en distingue par ses teintes souvent glauques, bleu-vert à argentées, et par une remarquable tolérance à la sécheresse et aux sols pauvres. Bien adapté aux climats chauds et secs, il est aujourd’hui largement planté dans le sud de la France, notamment pour constituer des haies ou des écrans végétaux.
Moins chargé d’histoire que son cousin méditerranéen, il incarne néanmoins une continuité : celle des cyprès comme figures de résistance, capables de s’inscrire durablement dans les paysages les plus contraints.
Un cyprès d’Arizona est visible à l’angle de la rue d’Albenas et de la rue Rouget de Lisle.
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