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Le Sophora du Japon
Texte de Philippe Ibars et Manuel Adamczyk

Sophora du Japon, arbre des pagodes, arbre à miel sont des noms usuels de cet arbre.
Il appartient à la famille des fabacées (Fabaceae pour les savants), comme le robinier, le haricot, le petit-pois, la fève, le pois-chiche, la lentille, le trèfle ou la luzerne.
D’où vient-il ?
Pierre Nicolas Le Chéron d’Incarville (1706-1757), missionnaire jésuite à qui l’on doit aussi l’ailante — très invasif dans nos masets — nous l’a expédié de Chine en 1747 sous forme de graines d’arbres chinois inconnus. Une graine est plantée au Jardin des plantes et une autre au parc du Petit Trianon. Elles ont donné deux sophoras qui y vivent toujours après 277 ans !
Carl von Linné (1707-1778), créateur de la nomenclature binominale, le nommera bizarrement Sophora japonica. Sophora est une altération de l’arabe ‘asfar qui signifie « jaune », traduit aussi par « arbre de miel » en référence à sa floraison très mellifère.
En 1830, le botaniste autrichien Heinrich Wilhelm Schott (1794-1865) reclasse le sophora dans le genre Styphnolobium qu’il a créé, à partir de deux racines grecques qui signifient « acide, aigre, astringent » et « cosse, capsule, gousse », en référence, dit-on, au goût de la pulpe des chapelets de gousses fraîches de l’arbre.
Un arbre bien acclimaté en Europe
Qu’est-ce qui le caractérise ?
Son ombrage léger, comme celui du robinier en font un arbre apprécié en agroforesterie.
Plus simplement, le bois du sophora qui est résistant et flexible peut être utilisé pour fabriquer des meubles ou en charpenterie.
Un tel arbre existe 7 rue Pierre Semard.
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